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Thierry CRIGNON

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La Joconde … partie en fumée

Qu’est-ce que Sfumato  ?
La Joconde … partie en fumée

Chaque jour, des gens du monde entier se rendent à Paris pour visiter la peinture à l’huile la plus célèbre du monde, la Joconde. Beaucoup sont simplement curieux et veulent voir la chose par eux-mêmes.
Certains admirent le célèbre sourire énigmatique, les proportions parfaites et la composition idéale de la pièce. Et d’autres cherchent à explorer certaines des affirmations fantastiques et mystérieuses de ce chef-d’œuvre.
Malheureusement, la peinture à l’huile est protégée derrière un verre épais et une balustrade en bois maintient tout le monde à bonne distance. La foule immense crée des obstacles supplémentaires à une inspection minutieuse. Ne pas pouvoir inspecter correctement cette pièce de près est tout simplement dommage. Vous voyez, Leonardo Da-Vinci était le plus grand praticien d’une technique de peinture connue sous le nom de « sfumato», qui se traduit littéralement par « est parti en fumée ».
La Joconde ... partie en fumée

Sfumato et Da Vinci

Da Vinci lui-même a décrit la technique du sfumato comme « sans lignes ni frontières, à la manière de la fumée ou au-delà du plan de l’image ». Pendant la Renaissance, la peinture à l’huile a subi des changements radicaux alors que les artistes apprenaient à manipuler les nouvelles théories de la perspective linéaire pour créer de plus en plus de profondeur, de l’espace et images réalistes.
Dans un sens, la recherche de l’élimination de la planéité de la surface de la peinture à partir d’une image pourrait être considérée comme une excroissance naturelle de ces investigations.
Cependant, prise dans le contexte de l’époque, c’était encore une idée assez radicale.
Néanmoins, le Maître italien est venu plus près que quiconque de cette technique, avec sa Joconde.

La Joconde … partie en fumée

Le pouvoir de la superposition

Les historiens ont découvert que Da Vinci avait appliqué des couches de peinture à l’huile très fines et presque transparentes avec ses doigts pendant plusieurs mois pour construire lentement l’image rougeoyante et doucement concentrée de Mona Lisa. En fait, il aurait appliqué de 20 à 40 couches de peinture.
Cette technique lui a permis non seulement de reproduire de manière réaliste la translucidité de la peau, mais également de créer une présence si vivante que le sujet semblait être réellement dans la pièce, comme si elle était assise à une fenêtre.
Pour peindre sur une surface plane, la vision de quelqu’un qui ne se limite pas à cette surface exigeait que l’artiste garde simultanément à l’esprit deux pensées paradoxales – la planéité, mais avec l’illusion d’une forme tridimensionnelle réaliste.
La Joconde ... partie en fumée
Vierge des Roches de Léonard de Vinci, huile sur panneau (transférée sur toile); un autre exemple de l’utilisation de sfumato par Da Vinci
Leonardo avait le génie de sa vision. La technique du sfumato lui a donné les moyens d’y arriver. Aujourd’hui, nous nous appuyons facilement sur les avancées artistiques pionnières qu’il a inventées. Et pour cela, nous lui devons beaucoup de gratitude.
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Thierry

6 thoughts on “La Joconde … partie en fumée

  1. Bonjour Monsieur Crignon , l’article sur Da Vinci et La Joconde , m’ a bien plu Il me semble qu’il a obtenu cet effet , comme on y arrive en faisant comme pour les Icônes . Par le nombre de couches de peinture superposés et réalisés ainsi les personnages du milieu , qu’il est possible qu’il a obtenu ce résultat , si je ne me trompe pas .
    En tout cas ,c’est superbe et j’essayerai de le faire dans un prochain tableau .
    Bien à vous Dora Lemaire pseudo: Claire Ruisseau .

  2. Bonjour. Votre article est très intéressant. J’aurais juste une question pratique. Quand je réalise un glacis en séchant il devient sale. Pourtant j’utilise une bonne peinture et un bon médium. Pourriez vous me donner un conseil ?
    Merci d’avance.

    1. Bonjour,

      Soit, votre glacis vire au brun ou autre et donc différents tons de couleur se mélangent visuellement.
      Soit vous lavez trop le glaçage à l’eau ou autre médium et il finit par rester une proportion de charge plus importante, blanchâtre venant de la craie contenue dans le blanc, et platre (il me semble) contenu dans les couleurs (mis à part les extra-fines pures)

      Cela dit les teintes superposées doivent êtres précises, car il est plus rapide de l’abîmer que l’améliorer.

      Le pinceau doit être doux pour ne pas griffer le fondu et de taille adapté (usé bombé ou plat)

      L’application doit se faire rapidement (pour l’acrylique) sans cela en séchant il reste des traces de jonction

      Les couches inférieurs doivent etres sèchent pour ne pas abîmer, effacer ou diluer les supperpositions.

      Voila 😁 Bonne continuation

  3. Bonjour. Merci pour cet excellent article sur le Sfumato. Je ne connais pas cette technique mais je très intéressée de la découvrir. Cordialement.

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